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Maître Céline Astolfe défend la Fondation pour l’Enfance au procès Le Scouarnec

Le procès de l’ex-chirurgien se tiendra derrière des portes closes. Le huis clos total a été prononcé ce vendredi 13 mars dans la matinée. À Saintes (Charente-Maritime), jusqu’au 17 mars, il est jugé pour des agressions et viols sur quatre mineures.

Sans surprise et sans même se retirer pour délibérer, la cour d’assises de Charente-Maritime a prononcé ce vendredi 13 mars, dans la matinée, le huis clos total pour le procès de Joël Le Scouarnec. Cet ex-chirurgien de 69 ans va donc être jugé à l’abri du public et de la presse, jusqu’au 17 mars, pour des agressions sexuelles, viols et exhibition sexuelle commis sur quatre mineures : deux nièces, une jeune voisine et une jeune patiente. Il va aussi être jugé en récidive pour détention d’images pédopornographiques, un délit pour lequel il a déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis, à Vannes, en 2005.

Il est par ailleurs soupçonné d’avoir abusé de 349 victimes tout au long de sa carrière professionnelle. Ce second volet de l’affaire fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire à Lorient (Morbihan).

Sur la question du huis clos, les différentes parties étaient partagées. Me Driguez, l’avocate des deux nièces – les filles de la sœur de Joël Le Scouarnec, que ce dernier aurait agressées entre 1989 et 1999, alors qu’elles étaient âgées de 3 à 9 ans – a sollicité le huis clos total : Par pudeur pour mes clientes. Je vais devoir montrer des photos insoutenables. En plus, je pense que la publicité des débats pourrait lui (l’accusé, N.D.L.R.) procurer un certain plaisir. Mes clientes veulent pouvoir s’exprimer librement, sans gêne.

Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’enfance, avec Me Driguez, qui soutient l’ex-femme de Joël Le Scouarnec (à droite). | MARC OLLIVIER/OUEST-FRANCE

Sans surprise et sans même se retirer pour délibérer, la cour d’assises de Charente-Maritime a prononcé ce vendredi 13 mars, dans la matinée, le huis clos total pour le procès de Joël Le Scouarnec. Cet ex-chirurgien de 69 ans va donc être jugé à l’abri du public et de la presse, jusqu’au 17 mars, pour des agressions sexuelles, viols et exhibition sexuelle commis sur quatre mineures : deux nièces, une jeune voisine et une jeune patiente. Il va aussi être jugé en récidive pour détention d’images pédopornographiques, un délit pour lequel il a déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis, à Vannes, en 2005.

Il est par ailleurs soupçonné d’avoir abusé de 349 victimes tout au long de sa carrière professionnelle. Ce second volet de l’affaire fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire à Lorient (Morbihan).

Sur la question du huis clos, les différentes parties étaient partagées. Me Driguez, l’avocate des deux nièces – les filles de la sœur de Joël Le Scouarnec, que ce dernier aurait agressées entre 1989 et 1999, alors qu’elles étaient âgées de 3 à 9 ans – a sollicité le huis clos total : Par pudeur pour mes clientes. Je vais devoir montrer des photos insoutenables. En plus, je pense que la publicité des débats pourrait lui (l’accusé, N.D.L.R.) procurer un certain plaisir. Mes clientes veulent pouvoir s’exprimer librement, sans gêne.

« Le seul moyen d’obtenir la vérité »

Sans surprise également, le procureur, Mathieu Auriol, a aussi requis le huis clos total : Nous sommes face à une pression médiatique qui peut être nuisible. De manière plus étonnante, Me Grimaud, l’avocate de l’association Innocence en danger, a, elle aussi, souhaité que la salle d’audience soit close : C’est le seul moyen, au regard de la personnalité de Joël Le Scouarnec, d’obtenir une vérité.

En revanche, Me Satta qui défend les anciens voisins de Joël Le Scouarnec, dont la fille a permis de révéler l’affaire, aurait préféré un huis clos partiel, c’est-à-dire ouvert à la presse : Le public a aussi besoin de se forger une opinion. Ce huis clos partiel éviterait de faire perdurer un silence qui a profité durant tant d’années à l’accusé. Ce sera en effet l’un des enjeux de ce procès : déterminer qui dans la famille de ce chirurgien connaissait ses tendances pédophiles. Qui savait aussi parmi les instances ordinales ?

Source : Ouest-France Pierrick BAUDAIS. Publié le 13/03/2020 à 11h33