« Ça peut commencer à 8 ans »: comment des réseaux criminels ciblent et se servent de mineurs de plus en plus jeunes

Extrait de l’article publié sur le site de BFM TV le 26 septembre 2025 :

« Le procès « du Trocadéro », un tournant

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Au printemps 2021, des nuées de touristes et promeneurs se font détrousser, place du Trocadéro. Aux policiers qui enregistrent leurs plaintes, ils décrivent des voleurs très jeunes, très agressifs, comme désinhibés. Les signalements s’accumulant, la nécessité de sécuriser le lieu s’impose et marque le début d’une enquête d’envergure.

On retrouve d’abord les mineurs en question. Originaires du Maroc, ils « venaient pour l’Eldorado, pour la tour Eiffel », décrit à BFMTV Me Céline Astolfe, avocate de l’association Hors la rue, partie civile au procès. « Ils sont partis seuls de leur pays, ont traversé des épreuves qui dépassent l’entendement et ils arrivent dans un état psychologique déjà très préoccupant », poursuit-elle.

Accompagnés et encouragés par les associations, ces enfants âgés de 8 à 16 ans acceptent peu à peu d’en dire plus aux policiers: à leur arrivée en France, ils ont été approchés par des majeurs d’origine algérienne. « Ils vont venir les voir en jouant la carte du référent et vont facilement s’instaurer comme des pseudos-tuteurs », précise encore Me Céline Astolfe.

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L’emprise se noue autour de l’addiction des mineurs à ces drogues: en échange de leur dose quotidienne, ils doivent voler pour le compte des adultes. D’autant que cette prise de stupéfiants désinhibe totalement les jeunes voleurs. « Ils volent sans aucune gêne, sans que cela ne provoque un stress. Il n’y a plus de barrière », commente Me Céline Astolfe.»

 

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