« Cette affaire est entrée par effraction dans leurs vies, constate Me Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’enfance qui s’est constituée partie civile. On est venu leur soumettre ces fichiers. La plupart ignoraient leur statut de victime. C’est très violent, même si certaines ont enfin eu l’explication de stigmates ou de symptômes qu’elles avaient développés depuis des années »
« (…) cette affaire a révélé un nombre impressionnant de dysfonctionnements administratifs. En 2005, Joël Le Scouarnec est condamné une première fois pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, sans injonction de soins ni restriction d’exercice par le tribunal correctionnel de Vannes. (…) Une peine inadaptée selon Me Céline Astolfe: « Cela ne peut être interprété que comme un blanc-seing. Finalement, aucun garde-fou ne fonctionne, pas même la justice. De manière générale, ces contenus pédocriminels ont été traités comme de simples images. C’est une méconnaissance totale: d’abord parce qu’un mineur a été agressé pour les produire, et parce qu’il s’agit souvent de la première marche vers le passage à l’acte. »
(…) « Aujourd’hui, les victimes attendent que M. Le Scouarnec se décide enfin à faire des déclarations précises et ne se contente pas d’approuver ou d’infirmer ses écrits, qu’il montre aussi une vraie volonté d’apporter des réponses », constate Me Céline Astolfe. »
(cliquer ici pour lire l’article du magazine Elle du 19 février 2025 dans son intégralité)