« C’était son jouet sexuel » : procès de l’ex-numéro 2 du tennis français accusé de viols sur une joueuse, place aux plaidoiries

« 17 h 40 : « Je dirai qu’Amandine est le jouet sexuel de M.Dartevelle. Sa poupée de jeu. Qu’on peut blesser, casser » assure Me Astolfe en haussant la voix. « C’est vraiment le dossier de la confusion des registres. M.Dartevelle vit une expérience où il cherche une sexualité brutale. Amandine cherche la reconnaissance, l’intérêt d’un adulte, adoubé par son père et le monde du tennis« .

« Oui, Amandine a été victime d’un viol. Et ses parents ne sont pas coupables. »

Me Astolfe

17 h 35 : « La vulnérabilité d’Amandine a grandement facilité la tâche de M.Dartevelle » souligne l’avocate. « Finalement, après trois jours d’audience, celle qui a le mieux expliqué cette notion de contrainte, c’est Amandine B, quand elle est venue à votre barre. Avec une authenticité rare, elle a déroulé les faits, avec des détails de lieux, de sensations. Ça ne s’invente pas« .

17 h 25 : Me Astolfe estime que tous les avis des experts « convergent vers une emprise psychologique » et mentionnent « la notion de manipulation« . « Vous avez une jeune adolescente qui à l’époque est comme téléguidée, réalise les actes que lui demande Jean-Pierre Dartevelle sans réfléchir. C’était un objet sexuel « . À ces mots, la plaignante se serre contre sa mère. L’accusé secoue la tête.

17 h 20 : Face aux plaidoiries des avocats des parties civiles, l’accusé reste sans réaction, assis sur sa chaise, le regard dans le vide. Il se retourne quelques fois pour glisser quelques mots à ses avocates.

17 h 15 :  Vient maintenant le tour de Me Céline Astolfe, avocate de la Fondation pour l’enfance. »Jean-Pierre Dartevelle si on l’écoute c’est un homme épris d’amour pour une enfant, ou jeune adolescente comme il le répète » commence-t-elle.

« M.Dartevelle, ce que vous appelez amour se nomme viol ici. Vous faites fi de la loi, vous le savez mais vous le faites. » 

Me Céline Astolfe »

 

(cliquer ici pour lire l’article de France 3 du 13 février 2025 dans son intégralité)

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