« Ça a été violent, j’ai eu très mal et je m’en souviens très bien » : une jeune victime de Joël Le Scouarnec raconte avoir dénoncé le chirurgien à ses proches en 1999

« Pourtant malgré ce double visage, malgré toutes les précautions prises par Joël Le Scouarnec, le chirurgien va passer très près d’être démasqué. En novembre 2005, il est condamné par le tribunal correctionnel de Vannes à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques, après avoir été repéré par le FBI. Mais la justice ne prononce aucune interdiction d’exercer la médecine et n’ordonne aucune obligation de soin. Elle ne transmet pas non plus la condamnation à l’hôpital de Quimperlé où exerce à l’époque Joël Le Scouarnec. Un an plus tard l’un de ses collègues, un psychiatre, entend parler de cette condamnation et alerte la direction de l’hôpital.

Au fil des mois, franceinfo vous l’avait révélé, l’information va remonter jusqu’au ministère de la Santé. La question de radier Joël le Scouarnec se pose mais finalement rien n’est fait et le chirurgien continue sa carrière dans plusieurs hôpitaux jusqu’à son interpellation 12 ans plus tard.

(…)

Sur ce point, une enquête préliminaire est en cours au parquet de Lorient, après les plaintes de plusieurs associations dont la Fondation pour l’Enfance représentée par Céline Astolfe. « C’est une affaire qui pose la question centrale de la recherche des responsabilités. Quand, dans le cadre d’instituons notamment hospitalières, des personnes ont connaissance de faits il faut revoir la chaîne d’alerte pour éviter que pendant de multiples années des faits terribles se reproduisent ». Une question qui sera abordée pendant le procès, avec une journée consacrée, même si aucune institution n’est jugée aux côtés du chirurgien. »

(cliquer ici pour lire l’article de France Info du 24 février 2025 dans son intégralité)

Partager